LES CHRONIQUES ET PHOTOS D'UN PONSARDIER

jeudi 16 avril 2015

1955 - ACHAT DE LA VOITURE 2CV CAMIONNETTE CITROËN...

Il est 16h30, alors que je rentre de l'école, 2 hommes se présentent à l'épicerie, un homme en bleu

de travail que je reconnais, il s'agit de Mr Boutherin, garagiste à Serves.

Le second vêtu d'un costume strict se présente comme vendeur chez CITROËN. Je me rappelle aussitôt,

ce que m'avait dit mon père au sujet de l'achat d'une voiture !

C'est donc le grand jour...   Mais je suis renvoyé à mes devoirs par mes parents : " ce n'est pas

une conversation pour toi ! ".

Le véhicule est donc commandé, mais les délais de livraison sont,  à cette époque, très longs...  

" de toutes façons on attendra ! : "  a dit mon père "

10 mois s'écoulent la 2CV est sortie des chaînes du Quai de Javel, il faut alors récupèrer la voiture...

Encore quelques jours  la 2CV arrive enfin !

On ne peut imaginer à quel point la vie de tous les jours allait être bouleversée...

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vendredi 5 septembre 2014

1954 - 5 septembre, inauguration de la MADONE

Pendant la seconde guerre mondiale, des habitants avaient promis que si les bombardements épargnaient le village, ils érigeraient une statue de la vierge Marie en remerciement. C'est ce qu'il se passa. Un généreux paroissien donna un morceaux de terrain surplombant le village et la Vallée du Rhône. La statue de1m70 fut hissée, non sans peine, par une paire de bœufs par un chemin peu carrossable et pendant la manœuvre la statue en perdit un doigt !  Le 5 septembre 1954, Monseigneur URTASUN, évêque de Valence bénit la Madone devant un millier de personnes.

 

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mercredi 6 août 2014

1963 - HISTOIRE DE COQ

Depuis quelques jours un coq nous fait entendre son organe vocal en nous faisant oublier les aboiements intempestifs des chiens.

Celà me rappelle une histoire :

Nous sommes un samedi de mai , la journée a été belle, Robert rentre de la pêche avec un panier bien garni d'Ablettes vertes. Demain nous devons  nous lever de bonne heure... Dit Marie à Robert, les enfants arrivent à midi pour manger et toi tu n'es pas là....   puisque tu pars à 7h30 pour le congrés mutualiste de Pierrelatte !  . Auras-tu le temps de saigner le coq ? ... Non !  nous allons lui régler son compte ce soir et nous le laisserons dans la cage proprement paillée, tu le prépareras demain matin !  Aussitôt dit aussitôt fait.  Marie prépare un plat pour faire " la sanguette" persil haché, ciboulette, filet de vinaigre, sel et poivre. Dans le poulailler le coq donne, sans le savoir, son dernier récital !  Robert, lui, affute son couteau et brusquement saisit, avec l'aide de Marie, le volatile au plumage noir et doré. Le fier animal se débat, bien vite le sang jaillit et s'écoule dans le plat quelques minutes suffiront. Robert  dépose le malheureux coq, sans vie, sur son lit de paille. Tandis que la maitresse de maison passe au fourneau et en un tour de main "la sanguette"  est prête , Marie et Robert la déguste avec une salade verte.  Satisfaits de leur journée et soucieux de celle qui les attend le lendemain. Robert monte le réveil pour ne pas s'oublier... Un congrés çà ne se manque pas  !

Le dimanche matin alors que les rayons du soleil affleurent les courbes des collines qui entourent le village et que les croassements des grenouilles se font plus nombreux dans le ruisseau... Un  COCORICO...  majestueux retentit en échos aux quatre coins du village.

Robert saute du lit ...le réveil n'a pas sonné ...c'est bien le coq qui m'a réveillé et hier soir, pourtant,  "sa sanguette" j'ai mangée !

 Huit heures aprés sa mort, le coq chante encore !

 Robert et Marie ont décidé de ne pas tuer le coq, celui-ci passa le reste de ses jours dans la basse-cour.

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mardi 5 août 2014

1914 - Déclaration de la 1ère GUERRE MONDIALE

1er Aout 1914, il y a cent ans, le premier conflit mondial allait provoquer plusieurs millions de morts, les combats vont faire de nombreux blessés et invalides, dans des batailles aux corps à corps dans des tranchées où  le manque d'hygiène et la promiscuité sont chaque jour un enfer. Tous les villages seront touchés.

Je me souviens, les défilés jusqu'au monument au morts situé au coeur du cimetière abrité par un grand chêne. Nous partions de la place du village, les enfants des écoles un bouquet de fleurs à main, la fanfare jouait des marches funèbres, les anciens combattants encore nombreux avec de magnifiques gerbes qui nous paraîssent immenses et se mêlent  avec les drapeaux tricolores...  Pour certains les blessures sont visibles  : membres, visages (yeux),  poumons avec les effets dévastateurs des gaz moutarde...

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 Nous sommes dans les années 1953 -1956....   L'arrivée au cimetière, les enfants se rangent de chaque coté du monument simple pyramide blanche avec le nom des Ponsardiers qui ont donné leur vie. Dépots des gerbes et bouquets. L'Appel des morts suivi du " Mort pour la France"  prenoncé par un ancien combattant, d'une voix grave  à vous glacer le sang (à l'énoncé de chaque victime)  à nous écoliers qui n'avions à peine 10 ans  les poils se dressaient  sur nos bras....  Le Maire donne lecture d'un manifeste,  puis vient le temps de la sonnerie aux morts, puis la Marseillaise pour terminer  cette cérémonie.  

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dimanche 11 mai 2014

2014 - LA FAMILLE CYGNES

DSC08659aà l'embouchure du Rhône et de la Galaure une famille de cygne profite de quelques rayons de soleil que laisse passer un ciel tourmenté.

 

 

 

 

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Les 4 petits cygnes.

 

 

 

 

 

DSC08673Tout le monde à l'eau.

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jeudi 24 avril 2014

2014 - Mes IRIS sont fleuris...

Cette année la floraison des IRIS semble moins abondante, mais les fleurs sont plus grosses.

Cette période est toujours un ravissement pour les yeux !   Mais gare au vent !

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dimanche 20 avril 2014

PONSAS - Souvenirs d'enfance

C'est un tout petit village

Qui se blottit au fond du vallon

Pour se garantir des orages

Et des hommes sans raison !

 

C'est celui de mon enfance

Avec ses enchantements

J'en garde souvenance

Libre d'ennuis et de tourments.

 

Je revois ma vieille école

Où le Maître, d'autorité

Nous apprenait notre rôle

Face à l'arbre de la Liberté.

 

Et tout près, sa petite place

Toute grouillante de nos jeux

De la Vogue, les marchands de glaces,

Des Mardi Gras, les brillants feux.

 

Quand venait chaque Dimanche

A l'église nous allions

Marquer d'une pierre blanche

Nos grands jours de dévotion.

 

Nous y apprenions le catéchisme

Le curé riait de nos histoires

Mais ce n'était pas le même rythme

Quand nous maraudions ses poires !

 

Plus à l'écart était le Forêt

Abritant le petit cimetière

Où un jour j'eus le regret

D'y laisser mon petit frère !

 

Et le Riou, ce petit apôtre

Qui suit la rue d'un air pimpant,

A croire que l'un et l'autre

Se sont donnés au dernier vivant.

 

Il n'était pas toujours honnête

Pensant que tout lui était permis;

Quand il avait martel en tête,

Sans pudeur il quittait son lit.

 

Si Rochegude et Romanet

Restent sur leur hauteur

C'est qu'il n'y a rien à gagner

A fréquenter ce petit sauteur.

 

Et nos visites à la ferme Dugand

Quand grimpant le dur sentier

Nous allions boire du lait fumant

Sans avoir bourse à délier.

 

A la fin de notre course

C'était la Garenne et ses taillis

D'où montait le chant de la source

Et des oiseaux le gazouillis.

 

Jetant la morale aux orties

Et tout ce qu'elle nous enseigne

Nous revenions poches remplies

De noix et de châtaignes.

 

D'autres fois c'était des pommes

Que nous croquions à belles dents

Sans même nous douter en somme

Qu'Eve en avait fait tout autant.

 

Puis nous allions voir les faïenciers

Battre la terre, guider leur tour

En admirant ces fins ouvriers

Qui savaient se mettre au goût du jour.

 

Mais c'était auprès des fours

Que nous passions de bonnes veillées

Attendant chacun notre tour

Que nos châtaignes soient grillées.

 

Dominant ce beau paysage

La Madone sure de son destin

Adressait au village

Un salut chaque matin.

 

Que reprenaient les cigales

Quand venait la belle saison

Chantant la Paix idéale

Qui régnait dans le vallon.

 

En égrenant ces souvenirs

Qui me sont toujours charmants

Je ne résiste pas au plaisir

De vanter le charme de ses habitants.

                                                                                 Fernand Berthon

 

Fernand BERTHON natif de PONSAS, fut Maire de SAINT RAMBERT D'ALBON de 1925 à 1959. Aujourd'hui le collège de cette ville porte son nom. Ce poème à été composé pour son ami Roger PINET (ancien Maire de PONSAS).

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samedi 19 avril 2014

1937 - les inondations évoquées par " LE PETIT DAUPHINOIS"

 

PONSAS… VILLAGE DU FRONT

 

Pour aller au-delà de Tain la circulation étant interrompue sur la route nationale n° 7, il faut franchir le Rhône et remonter jusqu’à Sarras, où l’on traverse le fleuve pour revenir à St Vallier. Il faut donc redescendre sur la route n° 7, à quelques kilomètres de cette dernière ville, pour trouver l’embranchement de Ponsas. Les bornes annoncent 2 kilomètres pour atteindre le petit village de 300 habitants. Mais aujourd’hui, on ne dépasse guère quelques hectomètres. Un amas de branchage, de rochers, de pierres vous arrête, barrant le lit de boue qui lentement s’écoule. Au-delà, il y a un village désolé, village du front. Comment ne pas évoquer aujourd’hui une telle catastrophe…

……

Partout l’on travaille, on peine, on lutte. Le courage ne manque nulle part, pas même à Ponsas, où pourtant ?…

 

PONSAS, LE VILLAGE DESOLE

 

C’est toujours à Ponsas qu’il faut aller pour mesurer, dans son plein, l’étendue du sinistre.

Sous le soleil de ce matin, le petit village était désolé. Partout apparaît la trace des eaux. Elles ont laissé leur signature, une ligne qui a été dessinée sur chaque maison, à deux mètres du sol. En dessous ce trait fatal, tout est dévasté. Le sol est creusé de tranchées inégales. Les objets pêle-mêle, s’entassent à certains points qui firent barrage et  contre lesquels vinrent s’écraser, à la fois, les arbres arrachés, les meubles sortis des maisons, les bêtes mortes. Un fourneau d’émail blanc, gît près d’un matelas éventré et d’une machine à coudre. Le tiroir d’une commode a répandu dans la boue tout ce qu’il contenait d’intime, de précieux, d’inutile.

On croise une femme emportant dans ses mains boueuses un paquet de fourchettes et de couteaux, qu’elle est allé chercher dans le sable, là où elle pensait que devait être sa cuisine, jadis… Jadis, c’est-à-dire avant-hier.

On s’arrête devant une maison ouverte, comme par une bombe d’avion. Dans l’amas des décombres on aperçoit des meubles saccagés et dans ce qui reste de la demeure, apparaît une cheminée avec sa pendule et, de chaque côté des diplômes encadrés. Une armoire, deux de ses pieds dans le vide, paraît suspendue comme un jouet placé hors de la portée d’un enfant. Voilà ce qui fut la chambre avec un long chapelet de bois suspendu à la tête du lit. Le lit, il a dévalé sur le plancher arraché et son bois verni émerge de la montagne de sable et de boue.

 

Il y eu ainsi cinq immeubles détruits. Ceux de MM. Roche, Genevier, Sarles et Pinet, mais tous les autres ont souffert. Dans les pièces du rez-de-chaussée, 2 mètres de sable sont restés après que l’eau, peu à peu, se soit retirée. Se mêlant aux arbres déracinés, une montagne de pierres et de gravats apparaît au milieu d’une salle à manger. La boue recouvre tout. C’est une boue collante, qui rappelle la qualité du sol de ce pays de poterie.

 

 

UNE NUIT DE CAUCHEMARD

 

Nous avons pu joindre, sur le seuil de la mairie, qui ne tient qu’à son perron de n’avoir pas entièrement été inondée, M. Mayoussier, le maire de la petite commune :

-        C’est un affreux malheur pour notre pauvre pays !  Nous avons reçu un coup terrible !

Le maire et les amis qui l’entourent font le récit de cette dernière nuit qui fut une nuit de cauchemar :

-        Le Riverolles, le torrent qui vient de Douévas, le « Riou » comme on dit habituellement était à sec depuis cet été. Mercredi soir, il monta un peu jusqu’à atteindre presque le parapet de ses berges. On se coucha à Ponsas avec un peu d’inquiétude. Quel réveil à 4 heures du matin !  La pluie venait de prendre une intensité effrayante et une tornade s’abattait sur la région. Le « Riou » qui coulait déjà à pleins bords franchit ses berges. Il y eut deux mètres d ‘eau dans les rues en quelques minutes et les sauvetages devenaient urgents. Il fallut arracher les vieillards à leur sommeil, faire partir par les toits de nombreuses personnes et notamment une jeune accouchée de 4 jours avec son bébé.

……

A Ponsas, M. Moutet s’est longuement entretenu avec le commandant du détachement du 4ème génie de Grenoble, venu cette nuit à Ponsas, sur les instances de M. Valette. Il a félicité les hommes de troupe qui se dépensent avec une énergie remarquable.

S’entretenant avec M. Mayoussier, maire de la malheureuse commune, le ministre a demandé que soit établie d’urgence la liste des personnes les plus nécessiteuses, en vue d’une aide immédiate. Par ailleurs, M. Moutet a promis de faire déposer, dès son retour à Paris, un projet de loi tendant à attribuer un secours aux sinistrés.

 

 

 

 

 

 

 

 

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mercredi 16 avril 2014

1937 - Le RIVEROLLES CRUE 16 ET 17 septembre

Village au caractère méridional abrité de la bise ( le Mistral) vent souvent violent venant du Nord que les collines de Olanet, de Saint-Victor, de Douévas, du Puy de Serves et de la Garenne protégent comme dans un écrin de verdure. La Route N.7 guidant les touristes et vacanciers vers la grande Bleue ignorants ainsi un si joli pays. Cinq Cents âmes en ont fait leur paradis... Dommage que septembre et ses grosses pluies transforment notre ruisseau le Riverolles en torrent en furie !  

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Maison "GENEVIER"

 

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Maison "PICHON"

 

 

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Maison "SARLES"

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Jardin "PICHON"

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mardi 15 avril 2014

1956 - Il est 5 heures... PONSAS s'éveille !

Nous sommes en 1956, le nombre des voitures se compte sur les 10 doigts de nos petites mains ! Mon Père avec son vélo assurait chaque jour 2 à 3 "Allers et Retours" à Saint-Vallier. Pour la Poste il récupérait le courrier, le matin à Saint-Vallier vers les 7 heures... Le soir départ vers 18 heures. Le matin de retour à Ponsas le courrier était trié pour la tournée ainsi que les 3 journaux quotidiens Le Dauphiné, Le Progrès et Les Allobroges, que mon père distribuait avec le courrier. Lorsque nous partions à l'école à 8 heures 30 mon père avait pratiquement terminé sa tournée de facteur alors que ma mère servait au magasin journaux, tabac, vin et aussi le lait que le laitier livrait en cruches de 10 à 20 litres, tous les matins. C'est le début du gaz butane, du linoléum et du balatum entre installations de gazinières et pose de lino...les journées sont bien chargées. C'est à ce moment là, que mon père nous annonce le premier événement qui allait bouleverser la vie de tous les jours. L'ACHAT de la première voiture une 2CV fourgonnette...

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